Contrôle technique moto : calendrier, prix et points 2026
Contrôle technique moto : véhicules concernés, calendrier par année d'immatriculation, prix constatés, 80 points vérifiés, contre-visite et sanctions.

Le contrôle technique moto concerne tous les véhicules de catégorie L immatriculés : cyclomoteurs 50 cm³, scooters, motos, tricycles et quadricycles à moteur. Le premier passage dépend de l’année de première mise en circulation, le renouvellement tombe tous les trois ans, et le contrôleur examine 80 points répartis en neuf fonctions.
Quels deux et trois-roues passent le contrôle technique moto
L’obligation vise toute la catégorie L, cette nomenclature européenne qui couvre les véhicules motorisés à deux, trois et quatre roues légers. Aucun seuil de cylindrée ne protège : un scooter 50 cm³ passe au contrôle technique moto au même titre qu’un roadster de 1 200 cm³, dès lors qu’il porte une plaque et un certificat d’immatriculation.
Les familles visées, telles que listées par Service-Public.fr :
- deux-roues à moteur : cyclomoteurs L1e, motocyclettes L3e, ensembles avec side-car L4e
- trois-roues : cyclomoteurs L2e et tricycles à moteur L5e
- quadricycles légers L6e, voiturettes sans permis comprises
- quadricycles lourds L7e, quads homologués pour la route inclus
Trois cas sortent du dispositif. Les motos d’enduro et de trial y échappent si leur propriétaire détient une licence sportive annuelle de la Fédération française de motocyclisme, établie au même nom que la carte grise, disposition inscrite au code de la route par le décret du 23 octobre 2023. Les véhicules de collection d’avant 1960 restent dispensés, tout comme les machines non immatriculées réservées à la piste.
Le calendrier 2026, par année de première immatriculation
Le dispositif est entré en vigueur le 15 avril 2024, après plusieurs reports. Sa montée en charge s’étale par vagues, chaque millésime d’immatriculation entrant dans le rang à son tour. Aucune convocation n’arrive par courrier : la démarche appartient au propriétaire, et l’oubli aussi.
Les machines immatriculées avant 2022 : le rattrapage se termine
Trois vagues successives ont absorbé le parc existant, selon le calendrier publié par Service-Public.fr :
- première mise en circulation avant le 1er janvier 2017 : contrôle dû avant le 31 décembre 2024
- immatriculation entre 2017 et 2019 : contrôle dû au cours de l’année 2025
- immatriculation en 2020 ou 2021 : contrôle dû en 2026, au plus tard quatre mois après la date anniversaire de la première mise en circulation, sans dépasser le 31 décembre 2026
Une moto immatriculée en mars 2021 doit donc passer avant la fin juillet 2026. Une machine d’octobre 2020 avait jusqu’à la fin février. Passée cette borne, elle roule hors des clous.

À partir de 2022 : la règle des cinq ans
Les véhicules mis en circulation depuis le 1er janvier 2022 basculent dans le régime de croisière. Leur premier contrôle intervient dans les six mois qui précèdent le cinquième anniversaire de la première immatriculation. Les millésimes 2022 ouvriront donc le bal en 2027.
Cette règle des cinq ans ne vaut que pour le premier passage. Le rythme devient ensuite uniforme : une visite tous les trois ans, sans distinction d’âge ni de cylindrée. Un contrôle favorable court trois ans à compter du jour de la visite, pas de la date d’échéance théorique.
Prix : un tarif libre, une fourchette large
L’État n’encadre pas le tarif. Chaque centre agréé fixe son prix et doit l’afficher de manière visible à l’entrée, règle rappelée par Service-Public.fr. Résultat ? Un écart considérable d’un département à l’autre, parfois d’une rue à l’autre.
Les relevés publiés par Le Blog Moto en 2026 situent la fourchette pratiquée entre 50 et 85 € pour une visite périodique. Les tarifs les plus bas se rencontrent en zone rurale ; les plus élevés en centre-ville dense, là où le foncier pèse sur les charges.
Ce qui fait bouger l’addition :
- la localisation du centre et la pression concurrentielle locale
- la catégorie du véhicule, un cyclomoteur coûtant moins qu’un tricycle
- les équipements installés, banc de freinage, sonomètre, céléromètre
- les créneaux en heures creuses proposés par certains réseaux
Ce que coûte une contre-visite
Une contre-visite partielle, limitée aux seuls points défaillants, se facture bien moins que la visite complète : les tarifs relevés dans la presse spécialisée en 2026 tournent autour de 20 à 35 €. Certains centres l’offrent quand la seconde présentation intervient vite, un point à vérifier avant de réserver : l’écart annule souvent la différence de prix affichée au départ.
Les documents à présenter, et la preuve à conserver
Une seule pièce est exigée au guichet : l’original du certificat d’immatriculation, précise Service-Public.fr. La photocopie ne suffit pas, et une carte grise encore au nom de l’ancien propriétaire bloque la visite. Ceux qui vérifient rarement leur porte-documents trouveront la liste des pièces à garder sur soi dans notre guide des documents obligatoires à bord.
À la sortie, trois éléments font foi :
- le procès-verbal remis par le contrôleur à l’issue de la visite
- le timbre apposé sur le certificat d’immatriculation
- l’attestation délivrée par le centre en cas de duplicata
Un procès-verbal égaré se remplace auprès du centre qui a réalisé la visite : il édite un duplicata et une attestation reprenant l’immatriculation et le numéro de série. L’historique des contrôles se consulte gratuitement sur la plateforme HistoVec, réflexe utile avant d’acheter une occasion.

Les 80 points de contrôle, répartis en neuf fonctions
Le contrôleur passe 80 points en revue, organisés en neuf fonctions selon la nomenclature de Service-Public.fr :
- identification du véhicule : plaque, numéro de série, conformité à la carte grise
- équipements de freinage : disques, plaquettes, durites, efficacité mesurée au banc
- direction : jeu de colonne, roulements, guidon
- visibilité : rétroviseurs, pare-brise le cas échéant
- feux, dispositifs réfléchissants et équipement électrique
- essieux, roues, pneumatiques et suspension
- châssis et accessoires du châssis
- autre matériel, dont l’avertisseur sonore
- nuisances : émissions polluantes et niveau sonore
La visite dure moins d’une heure et se déroule sans démontage. Le contrôleur ne diagnostique pas la mécanique et ne prescrit aucune réparation : il vérifie la conformité et la sécurité, rien d’autre.
Les défauts qui recalent le plus souvent
Les motifs de contre-visite se concentrent sur une poignée de postes, largement anticipables par le propriétaire lui-même. Les plus fréquemment relevés par les centres :
- éclairage défaillant ou mal réglé, ampoule grillée comprise
- pneumatiques usés sous le seuil légal ou craquelés par l’âge
- échappement non conforme, chicane retirée, niveau sonore hors tolérance
- plaque d’immatriculation aux dimensions non homologuées
- jeu excessif dans la colonne de direction ou les roulements de roue
- fuite de liquide de frein ou durites détériorées
Un passage préalable chez un mécanicien coûte moins cher qu’une seconde visite, arbitrage qui vaut aussi pour l’automobile comme le détaille notre analyse des coûts d’entretien annuels.
Mineure, majeure, critique : comment se lit le verdict
Les anomalies constatées se rangent en trois niveaux de gravité, définis par la réglementation et repris par Service-Public.fr :
- défaillance mineure : sans conséquence sur la sécurité ni sur l’environnement
- défaillance majeure : susceptible de compromettre la sécurité ou l’environnement
- défaillance critique : danger direct et immédiat pour la sécurité routière
Le résultat en découle mécaniquement. Un contrôle favorable, code A, s’obtient sans défaillance majeure ni critique et vaut trois ans. Le code S, défavorable pour défaillance majeure, ne vaut que deux mois. Le code R, défavorable pour défaillance critique, n’autorise la circulation que jusqu’à la fin de la journée, le temps de rejoindre un atelier ou son domicile.
La contre-visite et son délai de deux mois
Après un résultat défavorable, vous disposez de deux mois pour représenter la machine réparée. Ce délai court depuis la date du contrôle initial, pas depuis la réparation. Une contre-visite favorable prolonge la validité jusqu’à trois ans après la visite d’origine.
Dépasser les deux mois change la nature de l’opération : la contre-visite tombe, une visite complète redevient nécessaire, au tarif plein. Le calcul est vite fait.
Cyclomoteurs 50 cm³ : le céléromètre depuis mars 2026
Les 50 cm³ subissent un examen supplémentaire depuis le 1er mars 2026. Les centres agréés pour la catégorie L1e mesurent la vitesse maximale réelle du cyclomoteur au céléromètre, un banc qui compare la performance obtenue à la limite légale de 45 km/h. Prévue pour 2025, la mesure a été repoussée d’un an, le temps que les professionnels s’équipent.
Un scooter débridé échoue au test et repart en contre-visite après remise en conformité. Le niveau sonore, lui, se mesure au sonomètre depuis avril 2024, la valeur relevée étant comparée à la mention u2 de la carte grise. Trois points concentrent l’attention du contrôleur :
- vitesse maximale mesurée au banc, comparée au plafond de 45 km/h
- état du silencieux et présence de la chicane d’origine
- niveau sonore confronté à la valeur inscrite sur la carte grise

Motos de collection : cinq ans, et une dispense avant 1960
Une mention « véhicule de collection » sur le certificat d’immatriculation change deux paramètres. La périodicité passe de trois à cinq ans, allègement pensé pour des machines qui roulent peu et bénéficient d’un entretien attentif. Les véhicules mis en circulation avant le 1er janvier 1960 et titulaires de cette carte grise spécifique sortent purement du dispositif.
Cette mention ne tombe pas d’office. Elle suppose un véhicule de plus de trente ans, une attestation de la Fédération française des véhicules d’époque et une démarche d’immatriculation dédiée. Elle emporte des contreparties, notamment sur les modifications autorisées.
Vendre d’occasion : le procès-verbal de moins de six mois
Céder une moto de plus de cinq ans à un particulier impose de remettre un procès-verbal daté de moins de six mois au moment de la signature du certificat de cession. La règle décalque celle appliquée à l’automobile.
Trois situations y échappent :
- la vente à un professionnel de l’automobile ou du deux-roues
- la cession d’un véhicule de moins de cinq ans
- les véhicules de collection mis en circulation avant 1960
Côté acheteur, le procès-verbal vaut mieux qu’un long discours : la liste des défaillances mineures signale les réparations qui arrivent. Les réflexes de vérification à distance rejoignent ceux que nous détaillons pour l’achat d’occasion en ligne.
Rouler sans contrôle valide : l’addition
Le défaut de contrôle technique constitue une contravention de quatrième classe. L’amende forfaitaire s’élève à 135 €, minorée à 90 € en cas de paiement rapide, majorée à 375 € en cas de retard, avec un maximum de 750 € devant le tribunal.
Ce que le motard risque en pratique :
- 135 € d’amende forfaitaire, sans retrait de point sur le permis
- l’immobilisation du véhicule sur place
- la rétention du certificat d’immatriculation par les forces de l’ordre
- une fiche de circulation provisoire de sept jours pour rejoindre un centre
L’absence de retrait de points ne rend pas la sanction anodine, notamment pour les conducteurs encore soumis au régime probatoire, dont la marge d’erreur reste mince.
Préparer son passage sans perdre une visite
Une visite ratée coûte du temps, un second déplacement et une contre-visite. Le tour de machine qui évite le plus de mauvaises surprises tient en quelques minutes :
- vérifier feux, clignotants et stop, ampoule par ampoule
- contrôler la profondeur des sculptures et l’âge des pneumatiques
- remonter l’échappement d’origine si un pot sport a pris sa place
- resserrer les rétroviseurs et vérifier la lisibilité de la plaque
- traquer toute fuite visible de liquide de frein ou d’huile
- nettoyer la moto, un numéro de série propre se lisant plus vite
Prochaine étape : relevez la date de première mise en circulation sur votre carte grise, repère B, puis appelez deux centres agréés pour comparer tarif et disponibilité. Ceux qui préparent un premier achat trouveront les fiches techniques utiles dans notre sélection de trails accessibles en A2.